Rénovation intérieure complète
Reprise de l’ensemble des pièces, des sols aux plafonds, avec redistribution éventuelle des cloisons. C’est le moment où tout se décide en une seule fois.
Intérieur et copropriété
Un appartement rénové se lit dès l’entrée : une cuisine qui a gagné le mur du séjour, un parquet remis à nu, des prises enfin là où on en avait besoin. À Dijon, ces chantiers se déroulent presque toujours en copropriété, souvent dans des immeubles anciens du centre ou dans des résidences plus récentes de la couronne.
Ce que ça recouvre
Reprise de l’ensemble des pièces, des sols aux plafonds, avec redistribution éventuelle des cloisons. C’est le moment où tout se décide en une seule fois.
Ouverture sur le séjour, déplacement des arrivées d’eau et de l’évacuation, alimentation électrique dédiée, pose du mobilier et du plan de travail.
Tableau remplacé, circuits séparés, prises et points lumineux repositionnés selon l’usage réel des pièces. Sujet prioritaire dans les logements anciens.
Ponçage et vitrification d’un parquet, ragréage, pose de sol souple ou de carrelage, reprise des enduits et peinture des pièces.
Reprise de la pièce d’eau dans le même chantier, en tenant compte des colonnes d’évacuation communes de l’immeuble.
La cuisine fermée est la première chose qui saute aux yeux dans beaucoup d’appartements dijonnais. Un couloir dessert une cuisine étroite, le séjour est à côté, et les deux pièces s’ignorent. Ouvrir ce mur libère la lumière de la pièce la mieux exposée vers celle qui en manque, et la surface perçue change bien plus que la surface réelle.
Cette ouverture ne se décide pas sur un coup de tête. Il faut d’abord savoir si le mur est porteur, ce qu’un plan d’origine ou un sondage tranchent rapidement. S’il l’est, l’ouverture reste possible avec la pose d’une poutre correctement dimensionnée et un étaiement pendant les travaux, mais le chantier change de nature et de prix. S’il ne l’est pas, la dépose est simple et le gain immédiat.
L’électricité est le poste que l’on remarque le moins et qui gêne le plus au quotidien. Dans beaucoup d’appartements anciens, les prises sont rares, mal placées, et l’installation ne distingue pas les circuits. Refaire le tableau, séparer les circuits et repositionner prises et points lumineux en fonction de l’usage réel des pièces coûte moins cher que la plupart des postes de finition, et se ressent tous les jours.
Les sols décident enfin de l’ambiance. Sous une moquette collée se cache souvent un parquet ancien qu’un ponçage et une vitrification rendent à sa matière. Quand le support est trop abîmé, un ragréage puis un sol souple ou stratifié donnent un résultat homogène. Ce sont ces trois interventions, ouverture, électricité, sols, qui font l’essentiel de la transformation avant même de parler de décoration.
La frontière se trace entre ce qui est à vous et ce qui appartient à l’immeuble. Les cloisons intérieures, les revêtements, les équipements et l’installation électrique de votre lot relèvent du privatif : vous décidez. Les murs porteurs, les colonnes d’évacuation et d’alimentation communes, les fenêtres qui donnent sur la façade et tout ce qui touche à l’aspect extérieur relèvent d’un autre régime, et la question se pose au syndic avant de commander quoi que ce soit.
Ce réflexe évite deux situations coûteuses. Faire poser des fenêtres d’une teinte non conforme au règlement de copropriété et devoir les remplacer. Ouvrir un mur porteur sans autorisation et se retrouver à devoir justifier la reprise de structure lors d’une vente. Un mur porteur est une partie commune : son ouverture passe par une autorisation votée en assemblée générale, sur la base d’une note de structure établie par un bureau d’études. Le percement d’une façade relève de la même logique.
À Dijon, une couche supplémentaire s’ajoute pour les immeubles du centre. Le centre historique est un site patrimonial remarquable de 97 hectares qui rassemble environ 3 000 immeubles, régi par un plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé en 1990 qui se substitue au plan local d’urbanisme dans son périmètre. Tout ce qui se voit depuis la rue, menuiseries comprises, y répond à des prescriptions précises, et l’architecte des Bâtiments de France se prononce sur les travaux visibles, avec des délais d’instruction allongés. À l’intérieur du logement, en revanche, votre projet reste votre projet.
Deux repérages dépendent uniquement de l’âge de l’immeuble, et ils conditionnent le déroulement du chantier. Le repérage de l’amiante avant travaux concerne les logements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 : dans un appartement, les colles de carrelage, les dalles de sol et certains enduits en sont les points de vigilance. Le constat de risque d’exposition au plomb vise les logements construits avant le 1er janvier 1949, ce qui couvre une grande partie du bâti du centre dijonnais, où d’anciennes peintures subsistent parfois sous des couches plus récentes.
Anticiper ces repérages n’est pas une précaution formelle. Ils déterminent le mode de dépose, les protections à mettre en place et l’évacuation des déchets, donc une part réelle du prix. Les découvrir une fois les cloisons ouvertes coûte du temps et de l’argent, et c’est l’une des causes les plus fréquentes de dérive de budget sur un chantier d’appartement.
D’autres particularités de l’ancien pèsent sur la conception. Les planchers bois entre étages transmettent les bruits d’impact et supportent mal les chapes lourdes. Les colonnes d’évacuation communes fixent l’emplacement possible d’une cuisine ou d’une salle de bain, car les pentes ne se réinventent pas. Une visite sur place lit ces contraintes en une heure, là où un devis établi à distance les ignore.
Les travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien d’un logement achevé depuis plus de deux ans relèvent du taux de TVA à 10 %. Le taux de 5,5 % s’applique aux travaux de rénovation ou d’amélioration de la performance énergétique dont les matériaux et équipements respectent des critères techniques minimaux. Depuis le 1er mars 2025, plus d’attestation séparée à remettre : une mention sur le devis ou la facture certifiant que les conditions sont réunies suffit.
Côté aides, chaque dispositif a sa propre porte d’entrée. MaPrimeRénov s’adresse aux propriétaires, occupants ou bailleurs, d’un logement construit depuis au moins 15 ans et utilisé en résidence principale, avec une entreprise reconnue garante de l’environnement. Rénovéco, le service public gratuit de Dijon métropole, conseille les propriétaires et copropriétaires des 23 communes de la métropole, sur rendez-vous, boulevard Voltaire à Dijon. Ce guichet est particulièrement utile en copropriété, où les travaux relevant des parties communes se raisonnent à l’échelle de l’immeuble.
Un investisseur locatif a une contrainte de calendrier en plus. Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au diagnostic de performance énergétique ne peut plus être mis en location en France métropolitaine ; les logements classés F suivront en 2028 et les E en 2034. Dans un appartement, les leviers sont plus limités que dans une maison, car la façade et la toiture appartiennent à la copropriété : restent les menuiseries, l’isolation par l’intérieur des murs donnant sur l’extérieur, la ventilation et le mode de chauffage.
Les garanties couvrent enfin ce qui a été fait. Parfait achèvement pendant un an après la réception, bon fonctionnement pendant deux ans sur les équipements dissociables, décennale pendant dix ans sur les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. L’attestation d’assurance décennale se demande avant l’ouverture du chantier, et la réception se signe par écrit : ces deux réflexes valent tous les arguments commerciaux.
Un chiffrage poste par poste, avant toute décision.
Les ordres de grandeur
Ordres de grandeur du marché français, donnés à titre indicatif : l’étage, la présence d’un ascenseur, les possibilités de stationnement en centre-ville et l’état de l’installation existante pèsent lourd sur un chantier d’appartement, et le prix ne se fixe qu’après une visite. Les travaux d’amélioration relèvent du taux de TVA à 10 %, et ceux qui améliorent la performance énergétique du taux de 5,5 %, à condition que le logement soit achevé depuis plus de deux ans. Depuis le 1er mars 2025, la mention portée sur le devis ou la facture remplace l’attestation séparée.
Comment on procède
Surface, nombre de pièces, époque de l’immeuble, ce que vous voulez ouvrir, refaire ou déplacer, et si le bien est occupé ou vide.
Repérage des murs porteurs, des colonnes communes et de l’état de l’installation électrique. Les diagnostics à commander sont listés à ce moment.
Chiffrage lot par lot avec le taux de TVA applicable, et vérification de ce qui relève des parties communes avant toute commande.
Chantier phasé par pièces, protection des circulations et des parties communes, puis réception écrite qui fait courir les garanties.
Sur ce type de chantier
J'achetais mon premier appartement, un T3 dans un immeuble ancien près des Halles, et tout était à refaire. Ce qui m'angoissait le plus, c'était la copropriété : les autorisations, les horaires de chantier, les voisins. Ils ont prévenu le syndic, protégé les parties communes, et je n'ai eu aucune remarque de l'immeuble. Le parquet d'origine a été poncé et gardé, l'électricité entièrement remise aux normes. Je m'attendais à un parcours du combattant, ça s'est passé simplement.
Je mets un T2 en location. Entre deux locataires, remise à neuf complète : sols, peintures, cuisine, tableau électrique. Devis ventilé ligne par ligne, respecté du début à la fin. L'appartement s'est reloué sans difficulté et j'ai depuis confié un second logement à la même équipe, c'est le meilleur indicateur que je puisse donner.
Vos questions
Le budget se raisonne au mètre carré et dépend surtout de la profondeur du chantier. Un rafraîchissement, peinture et sols, n’a rien à voir avec une rénovation complète touchant l’électricité, la plomberie et la distribution des pièces : le rapport va du simple au quadruple. L’accès pèse aussi, un troisième étage sans ascenseur en centre-ville coûtant plus en manutention qu’un rez-de-chaussée. Les fourchettes ci-dessus situent l’ordre de grandeur ; le devis est établi après visite, gratuitement.
Pour ce qui est strictement privatif, cloisons intérieures, revêtements, équipements, installation électrique de votre lot, non. Dès que le projet touche un mur porteur, une colonne commune, les menuiseries en façade ou l’aspect extérieur, la question se pose au syndic avant de commander. Un courrier en amont évite de devoir déposer des fenêtres non conformes au règlement de copropriété ou de justifier une reprise de structure au moment de revendre.
Deux repérages liés à l’âge du bâtiment. Le repérage de l’amiante avant travaux concerne les logements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, colles de carrelage et dalles de sol en tête. Le constat de risque d’exposition au plomb vise les logements construits avant le 1er janvier 1949, ce qui touche une grande partie du centre de Dijon. Ils se commandent avant la dépose, et leur résultat se répercute sur le devis.
Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au diagnostic de performance énergétique ne peut plus être mis en location en France métropolitaine, et l’interdiction touchera les F en 2028 puis les E en 2034. Remonter d’une lettre suppose d’agir sur ce qui vous appartient : menuiseries, isolation par l’intérieur des murs donnant sur l’extérieur, ventilation, chauffage. La façade et la toiture relevant de la copropriété, un projet d’immeuble se discute en parallèle, et Rénovéco conseille gratuitement les copropriétaires des 23 communes de Dijon métropole.
Une rénovation d’appartement mobilise électricien, plombier, plaquiste, carreleur et peintre, parfois un menuisier. Les coordonner soi-même signifie tenir l’ordre de passage, les temps de séchage et les reprises entre corps de métier, dans un immeuble où les nuisances doivent rester contenues. Confier le chantier à une entreprise qui pilote les lots donne un devis unique ventilé, un calendrier unique et un seul responsable si un désordre apparaît.
Chaque dispositif a sa condition propre, et aucune ne se déclenche automatiquement. MaPrimeRénov demande un logement d’au moins 15 ans occupé en résidence principale et une entreprise reconnue garante de l’environnement. La TVA réduite demande un logement achevé depuis plus de deux ans. En copropriété, une partie des travaux relève de l’immeuble et non de votre lot, ce qui change l’interlocuteur. Le passage par Rénovéco, gratuit pour les 23 communes de la métropole, permet de démêler les deux avant de lancer quoi que ce soit.
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Décrivez votre chantier en quelques mots. Une entreprise du secteur revient vers vous pour en parler.